Point de vue - Interview de Loïc Bideau

Le syndicat de l'Orge est une collectivité qui gère la vallée dans laquelle s'écoule l'Orge et ses affluents. Acteur clé de la bonne santé écologique de la vallée, le syndicat assure des missions variées autour de l'eau et du milieu naturel.

Loïc Bideau est responsable des moyens techniques et informatiques ainsi que de l’innovation au sein du Syndicat de l’Orge.

Il dépend de la direction de la prévention des inondations. Il s’occupe également de l’astreinte et de tout ce qui est gestion de crise.

C’est lui qui a été l’un des principaux moteurs dans la collaboration entre BluSpark et le Syndicat de l’Orge. .

Découvrez la stratégie mise en place par Loïc autour de l'application BluSpark.

Pourquoi avoir choisi la solution BluSpark ?

L’idée d’une solution orientée « client » était dans nos têtes depuis longtemps. Dans le cadre du système d’alerte aux riverains qu’on a depuis 10 ans, on s’est dit qu’on avait un système qui fonctionnait plutôt bien mais qui méritait d’être complété par un outil plus moderne, qui nous éviterait de faire des mises à jour de notre base de données.

Et puis, [Bluspark] c’est un outil qui permet de faire plein d’autres choses, notamment de communiquer en direction des riverains mais aussi de récupérer des informations en provenance des riverains. Donc ça, c’est important : signalements des riverains, signalement des équipes du syndicat… 

Et on s’en sert pour pouvoir ensuite être plus efficaces dans nos différentes actions, au quotidien.

Et pourquoi précisément Bluspark, là c’est plus le hasard. Bluspark travaillait avec des partenaires à nous, le syndicat « Eau Ouest Essonne » et s’est rapproché de nous de cette façon. C’était l’occasion d’avancer plus vite que ce qu’on avait en tête. En attendant, c’est des projets qui étaient dans les tuyaux pour 2019-2020.

C’est un outil qui permet de faire plein d’autres choses, notamment de communiquer en direction des riverains mais aussi de récupérer des informations en provenance des riverains

Quelle était votre façon de travailler avant d’utiliser notre solution ?

Pour l’alerte aux riverains : aller chercher des numéros de téléphone et des contacts de riverains concernés par des risques de crue et renseigner une base de données et la maintenir à jour.

Pour le travail au quotidien avec les collègues, réceptionner des signalements. Que ce soit des signalements de riverains de par un coup de fil ou par un email, voire un courrier ou de façon automatisée.

Avec notre système de télégestion de métrologie on a des alertes automatisées de dysfonctionnements de stations de relèvement, des alertes de hauteur d’eau.

Ces alertes lorsqu’elles le méritent peuvent déclencher une action sur le terrain.

Transmettre l’information, en général à l’oral donc on n’avait pas de trace écrite, aux personnes concernées par la problématique et les charger d’analyser le problème puis de trouver une solution. Mais voilà sans traçabilité possible et sans forcément de retour sur la résolution du problème.

Vous avez rencontré des résistances lors de la mise en place ?

Oui, bien sûr. Mais ça c’est assez classique, dès qu’on veut mettre un outil en place.
Ca peut s’expliquer de différentes manières.

Le changement, tout simplement, peut faire peur.

Ça peut être d’autres problématiques, exposer sur un outil des dysfonctionnements ou des retards de remise en service, donc peut être la peur des statistiques qui vont venir derrière car c’est des outils qui vont nous permettre de faire des rapports et des statistiques.

Parfois, la peur des outils et des nouvelles technologies, pour certains ça peut encore être le cas.

Pour pouvoir dépasser tout ça, il faut un accompagnement au quotidien.

C’est quelque chose qu’on essaye de faire mais pour lequel on a pas forcément le temps car on est plus dans nos problématiques du quotidien. C’est pour ça qu’on a demandé à BluSpark de nous accompagner.

Votre plus grande fierté vis-à-vis de ce projet, c'est quoi ?

Que ça soit utilisé, tout simplement, parce qu’on a dépensé de l’énergie, à la fois Bluspark et le syndicat, pour le faire fonctionner. 

Et c’est vrai que c’est un outil qui peut rendre service, pas un outil pour un outil, il peut améliorer notre efficacité. Alors ça peut être une fierté.

C’est un outil qui peut rendre service, pas un outil pour un outil, mais un outil qui peut améliorer notre efficacité

Comment imaginez-vous travailler avec la solution Bluspark demain ?

Comme un outil du quotidien pour lequel on ne se pose même plus de question, complètement intégré dans nos pratiques. Ne plus se poser la question, pour moi, c’est l’avoir complètement intégré.

Les spécialistes vous disaient « dans 20 ans on ne dira plus le mot Internet, on dira je vais chercher, je vais regarder » et ça voudra dire que c’est complètement intégré dans les pratiques. 

Quand on ne parlera plus d’Internet ou d’appli BluSpark, ça voudra dire que c’est complètement intégré.

Quelles sont les évolutions que vous imagineriez avec l’application ?

Actuellement, c’est surtout utilisé en interne et assez peu en direction des riverains. Donc ça, ça va se développer, certainement. Et à terme peut être davantage avec les riverains.

Mais ça va pas être une partie facile parce qu’il va falloir communiquer autour. 

On sait très bien que les problématiques liées à la prévention des inondations, la qualité de l’eau, les problématiques d’assainissement, ça reste assez ponctuel pour les riverains. Et heureusement ! 

Ce n’est pas une problématique du quotidien comme les ordures ménagères ou les transports.

Des idées pour créer un réflexe d'usage ?

Communiquer sur les panneaux, la signalétique de la vallée, le site web, le répondeur, la musique d’attente du syndicat, les pré-décrochés… les choses comme ça.

 « si vous avez un problème technique ou que vous voyez quelque chose qui ne va pas sur la vallée de l’orge, allez sur l’application disponible à tel endroit ». 

Ca permettrait de filtrer un peu et surtout ça ferait gagner du temps pour tout le monde ! 

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